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La Bipédie Initiale

L'anatomie comparée...
... a pour objet la comparaison des os, des muscles et des organes
internes au sein d'une même lignée en vue de sa classification ou pour reconstituer son évolution.
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Max Westenhöfer, l'anatomiste berlinois, attribuait à l'ancêtre des
mammifères une attitude bipède, la quadrupédie représentant un mode de locomotion acquis
ultérieurement. |
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Serge Frechkop, le spécialiste russo-belge des mammifères, considérait
que de nombreux caractères anatomiques étaient manifestement à un stade plus primitif
chez l'homme que chez le singe. |
L'obstétricien hollandais, Klaas de Snoo, constatait que la matrice
chez la femme était passive et permettait d'expulser le nouveau-né vers le bas, alors que
chez les mammifères quadrupèdes, l'utérus avait des parois actives pour expulser
le foetus horizontalement.
Ce fait est la marque d'une spécialisation acquise plus tardivement avec la quadrupédie.
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Bernard Heuvelmans, élève de Frechkop, est maintenant relayé par
François de Sarre, qui, après avoir étudié le comportement et l'anatomie des
Blenniidés ( groupe de poissons côtiers communs à l'Atlantique et à la
Méditerrannée ), en est venu à penser que les ancêtres de ces poissons auraient
pu être des tétrapodes terrestres aux moeurs amphibiennes retournés à la mer.
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Le Coelacanthe, les Dipneustes ( poissons pulmonés )
et les Protoptères s'approchent donc des intermédiaires entre Vertébrés terrestres
aux moeurs amphibiens et Vertébrés aquatiques, retournés dans l'océan comme
l'Ichthyosaurus du jurassique ( ce reptile
marin qui c'est transformé en poisson ) ainsi que les Cétacés issus de
mammifères quadrupèdes, selon la théorie classique.
On peut également se demander comment des amphibiens auraient
pu se transformer en reptiles puisque leurs oeufs sont parfaitement inadaptés au
milieu aérien ( en dehors du fait que l'on n'ait pas trouvé de chaînon manquant entre les
deux, ce qui ne peut être retenu comme argument ! ).
La reptilisation :
Le Morganucodon, premier mammifère connu, avait un os déjà détaché de l'oreille
interne et qui ne participait pas à l'articulation de la mâchoire.
On peut considérer ce fait comme un premier pas vers la reptilisation.
Les mammifères n'ont qu'un os composant la mâchoire inférieure alors que les poissons, les
reptiles et les oiseaux en ont plusieurs.
L'articulation plus simple des mammifères semble donc plus archaïque et performante.
Transformation de l'articulation maxilaire :
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A - Type mammalien |
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a : angulaire / caisse du tympan
at : articulaire / marteau
c : columelle / étrier
q : carré / enclume
d : dentaire
sq : squamosal |
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B - Type reptilien |
La structure en plusieurs os de la mâchoire des reptiles, qui poursuivra son évolution chez les
amphibiens puis chez les poissons, est une adaptation à un changement radical dans les
habitudes alimentaires.
Les reptiles mammaliens, comme les Pélycosauriens de la
fin du carbonifère, avaient un crâne dit synapside ( avec une seule fenêtre temporale )
alors que les dinosaures, les oiseaux et la plupart des reptiles ont un crâne diapside, à deux fenêtres,
moins archaïque.
Tous les mammifères ont originellement le même agencement des os
des membres que celui des humains.
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Du type humain (1) dérivent les autres dispositions anatomiques des
vertébrés, adaptées à des modes de locomotion divers :
singes (2), canidés (3), équidés (4),
reptiles (5), oiseaux (6).
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On voit comment le tarse (en noir) se détache progressivement du sol au fur et à
mesure que les différentes lignées évolutives divergent du type Homonculien antérieur.
De la même manière, la main humaine avec son majeur plus long et son
pouce opposable, semble bien plus archaïque ( elle n'a jamais servi à la locomotion
) que la main d'un primate arboricole dont le pouce s'est atrophié avec les quatre autres
doigts incurvés vers la paume, ce qui apparaît comme une spécialisation arboricole.
Les grands singes possèdent sur leur encéphale une
aire du langage ayant la même structure histologique que la nôtre, mais ils ne s'en servent pas
( ou plus ? ) pour parler.
Enfin, des études comparatives sur le pharynx, les sinus ou encore les
dents, le sacrum, etc., vont plus dans le sens d'une
sphéricité du cerveau, et d'une bipédie originelle.
Retour sur l'anatomie comparée...
Retour sur la paléontologie
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Tout comme le dogme actuel, la théorie de la Bipédie Initiale
comporte encore des lacunes, mais ne mérite-t-elle pas une attention toute particulière ?
Sources :
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C.E.R.B.I.
- "La Théorie de la Bipédie Initiale", par François de Sarre,
Le Troisième Millénaire, N° 12, 13, 14, 15, 16, 17.
- "L'Homme a-t-il été le contemporain des dinosaures ?", par François
de Sarre, Tau Ceti N° 49.
- Voir également Bibliographie.
Un grand merci à M. François de Sarre pour ses corrections et ses conseils !
Pour en savoir plus sur cette théorie hérétique,
rendez-vous sur le site du
Centre d'Etudes et de Recherches sur la Bipédie
Initiale
de M. François de Sarre.
Nouvel article en français, de M. François de Sarre sur la théorie de la
Bipédie Initiale
Vous pouvez également contacter directement M. François de Sarre en cliquant
ICI.
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