Mise à jour le 16/06/03
              

Bizarre chemical discovery
gives homepathic hint



Traduction de l'article de Monsieur Andy Coghlan
dans le New Scientist,
du 7 novembre 2001.



Une découverte chimique bizarre donne un coup de pouce à l'homépathie

C'est une découverte due au hasard, si inattendue qu'elle défie les croyances et menace de rallumer le débat pour déterminer s'il existe une base scientifique pouvant expliquer l'éventuelle action de la médecine homéopathique.

Une équipe sud-coréenne a ouvert une nouvelle dimension à l'une des plus simples réactions chimiques de base -  Que se passe-t-il quand vous diluez une substance dans l'eau et qu'ensuite vous rajoutez de l'eau ?

La sagesse conventionnelle nous dit que les molécules dissoutes se dispersent et s'éloignent les unes des autres, tout simplement, au fur et à mesure de la dilution. Mais deux chimistes ont découvert que certaines faisaient le contraire : elles se regroupent, tout d'abord par grappes de molécules, puis par agglomérats plus gros. Loin de se séparer les unes des autres, elles s'agglomèrent entre elles.

Cette découverte a stupéfié les chimistes, et pourrait fournir un premier aperçu scientifique sur la manière dont les remèdes homéopathiques agissent. Les homéopathes diluent leurs médicaments à plusieurs reprises, pensant que plus haute est la dilution, plus le remède devient puissant.

Certains diluent à "l'infini" jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune molécule. Ils pensent que l'eau garde la mémoire, ou "l'empreinte" de l'ingrédient actif, qui est plus puissant que l'ingrédient lui-même. Mais d'autres utilisent des solutions moins diluées - souvent en diluant le remède six fois. Les découvertes coréennes pourraient enfin réconcilier la puissance de ces solutions moins diluées avec la science orthodoxe.

 

Complètement contre-intuitif

Le chimiste allemand Kurt Geckeler et son collègue Shashadhar Samal sont tombés par hasard sur cet effet alors qu'ils faisaient des recherches sur les fullérenes dans leur laboratoire à l'institut des sciences et de la technologie de Kwangju en Corée du sud. Ils ont remarqué que les molécules en forme de ballon de football se regroupaient en agglomérats dans les solutions, et Geckeler demanda à Samal de chercher un moyen pour contrôler comment ces agrégats se formaient.

Des recherches ultérieures ont montré que ce n'était pas dû au hasard. Pour permettre la dilution ( normalement impossible ) de ces ballons dans une solution, il a fallu les mélanger avec une molécule circulaire similaire au sucre appelée cyclodextrine. Quand ils ont fait les mêmes expériences avec seulement les molécules de cyclodextrine, ils ont constaté qu'elles se comportaient de la même manière, tout comme la molécule organique monophosphate guanosine de sodium, l'ADN et le bon vieux chlorure de sodium.

Habituellement les dilutions transforment les amas de molécules en agglomérats 5 à 10 fois plus gros que dans la solution originale. La croissance n'est pas linéaire et elle dépend de la concentration originale.

"L'histoire de la solution est importante. Plus elle est diluée au départ, plus les agglomérats sont grands," a déclaré Geckeler. De plus, cela ne marche que dans des solvants polaires comme l'eau, dans laquelle l'extrémité de la molécule a une charge positive prononcée et une charge négative à l'autre bout.

 

Biologiquement actif

Mais cette découverte pourrait fournir le mécanisme expliquant pourquoi certains remèdes homéopathiques fonctionnent -  ce qui n'a jamais eu d'explication scientifique jusqu'à présent. Diluer un remède pourrait augmenter la taille des particules à un point où elles pourraient devenir biologiquement actives.

Cela fait également écho aux déclarations de l'immunologiste français Jacques Benveniste. En 1988, Benveniste a rapporté dans un article de Nature qu'une solution ayant contenu des anticorps activait néanmoins les globules blancs du sang humain. Benveniste déclara que la solution marchait encore parce qu'elle contenait une "empreinte" fantômatique dans la structure de l'eau où les anticorps avaient été placés.

D'autres chercheurs ne sont pas parvenus à reproduire les expériences de Benveniste, mais les homéopathes pensent cependant qu'il est tombé sur quelque chose d'important. Benveniste lui-même ne pense pas que les nouvelles découvertes expliquent ses résultats parce que les solutions n'étaient pas assez diluées. "Cela ne peut pas s'appliquer aux hautes dilutions" a-t-il déclaré.

Fred Pearce du collège universitaire de Londres, qui a essayé de répéter les expériences de Benveniste, est d'accord. Mais, d'après lui, cela pourrait nous donner des indices sur le fonctionnement des remèdes homéopathiques moins dilués. De grandes grappes et des agglomérats pourraient interagir plus facilement avec la matière biologique.

 

Double vérification

Le chimiste Jan Enberts de l'université de Groningen aux Pays-Bas est plus prudent. "C'est toujours une question entièrement ouverte", dit-il. "Dire que le phénomène a une signification biologique est pure spéculation". Mais il n'a aucun doute sur le fait que Samal et Geckeler ont découvert quelque chose de nouveau. "C'est surprenant et inquiétant", dit-il. (*)

Les deux chimistes ont pris grand soin de vérifier leurs résultats stupéfiants. Initialement, ils ont utilisé la dispersion laser pour faire apparaître la taille et la répartition des molécules dissoutes. Pour vérifier, ils ont utilisé un microscope à balayage électronique pour photographier les fines pellicules de solution étalées sur des lamelles. Ceci a également montré que les substances dissoutes s'agglomèrent au fur et à mesure des dilutions successives.

"Cela ne prouve pas l'homéopathie, mais c'est en adéquation avec ce que nous pensons et c'est très encourageant", a déclaré Peter Fisher, directeur de recherche en médecine à l'hôpital homéopathique royal de Londres.

"L'interprétation globale des hautes dilutions homéopathiques repose sur l'idée que l'eau a des propriétés qui ne sont pas encore comprises", dit-il. "Le fait que ce nouvel effet apparaît avec de nombreuses substances suggère que c'est le solvant qui en est responsable. C'est en conformité avec ce que de nombreux homéopathes disent : que vous ne pouvez faire des médicaments homéopathiques que dans des solvants polarisés."

Geckeler et Samal sont maintenant très désireux de voir d'autres chercheurs leur emboîter le pas. "Nous voulons que les gens reproduisent cela", dit Geckeler. "Si c'est confirmé ce sera une grande percée" (révolutionnaire).

© Copyright Reed Business Information LTD.

Journal reference : Chemical Communications (2001, P224).


Source : http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99991532




"Thanks for the memory"

Traduction de l'article de Monsieur Lionel Milgrom du Guardian,
du jeudi 15 mars 2001.




Icy claim that water has memory

Traduction de l'article de Monsieur Lionel Milgrom dans le New Scientist,
du mardi 11 juin 2003.




Une petite visite sur le site de DIGIBIO ?



Retour sur la page de la Biologie Numérique.



Retour à la page sur les News et les Mises à jour.
 



Sommaire     Les Hérétiques      Archéologie     Paléontologie     Sciences de la Vie      Phénomènes Parapsychologiques      OVNI     Sciences de la Terre      Astronomie     Sciences Physiques     Mathématiques     Mythes et Légendes      Cryptozoologie     Sindonologie    




Oui ! Vous avez bien lu : INQUIETANT ! (worrying) . C'est ennuyeux de faire une nouvelle découverte qui contredit un dogme !

retour



Copyright Les Découvertes Impossibles © 2000-2010 All rights reserved Marc ANGEE,
http://www.ldi5.com      email : marcogee wanadoo.fr