Mise à jour le 29/03/06
                  

MONDIALISATION PRÉHISTORIQUE

Les cartes qui changent l'histoire...

 

Recherches de  Enrique García BARTHE  
Email de l'auteur :   egbartheyahoo.com.ar

Traduction de Sylvie MOLERO

 



Communication présentée lors du IVème congrès argentin des américanistes
qui s'est tenu du 4 au 5 octobre 2001 à l'université d'El Salvador de Buenos Aires, Argentine.


« Il faut lire les anciens » Christophe Colomb

 

  Curieusement, les côtes nord-américaines sont représentées de manière plus approximative alors qu'elles avaient été découvertes et explorées puisque Caboto découvre et longe les côtes de Terre-Neuve en 1497, Corterreal et quelques autres y organisent des expéditions et Colomb parcourt ces côtes jusqu'au 42° nord.

  Je dois dire que l'hypothèse d'Ibarra Grasso à propos de la navigation de Christophe Colomb le long des côtes nord-américaines me parait très pertinente. Comme il le dit très justement, nous n'avons aucune raison de douter de la capacité de l'amiral à déterminer sa position lorsqu'il déclare se trouver au 42° nord et qu'il décide de rebrousser chemin avant l'arrivée de l'hiver. Tout le monde connaît les rigueurs des hivers à New York, car il se trouve à cette latitude. Ceci ne se serait pas produit aux Caraïbes dont le climat tropical dure toute l'année. En outre, il a trouvé le même ciel étoilé en Amérique que celui qu'il observait à Vigo ou à Barcelone ( 42° N ).

  Une autre référence lève le dernier doute. Il s'agit du témoignage écrit laissé par le frère Bartolomé de las Casas dans lequel il dit avoir été frappé par la quantité de crânes de bétail mort qu'ils trouvèrent. Ceci est impossible dans les Caraïbes où on ne trouve pas de bétail ni quoi que ce soit qui y ressemble, par contre c'est tout à fait possible le long des côtes de Georgie ou de Caroline où parvenaient les bisons des plaines nord-américaines. Ces crânes à cornes étaient similaires à ceux déjà connus en Europe.

  Il serait intéressant d'interroger Christophe Colomb en personne à propos de sa découverte, et comme s'il avait anticipé la question, il nous a laissé la réponse par écrit de sa propre main.

  Dans un exposé présenté par le Dr Enrique Mussel lors du " 1er Séminaire International des Contacts Transocéaniens Précolombiens " qui se déroula en novembre 2000 à La Paz en Bolivie, ce dernier transcrivit un fragment d'une lettre envoyée par Colomb aux Rois d'Espagne en 1498.
  « .et je demande qu'ils me répondent, ceux qui ont lu l'histoire des grecs et des romains, si avec si peu ils ont autant agrandi leur domaine, comme l'a fait maintenant Votre Altesse pour l'Espagne avec les Indes. Cette simple île qui mesure plus de sept cents lieux, la Jamaïque, avec sept cents autres îles et une partie du continent, notoirement connues des anciens, contrairement à ce que disent les envieux et les ignorants. »
  Christophe Colomb, textes et documents complets, Editions Consuelo Varela, Alianza, Madrid, 1982, page 227.

  Nous voyons comment Colomb lui-même reconnaît que les terres d'Amérique étaient connues des anciens et il taxe d'ignorantisme ceux qui veulent nier cette réalité.

  Mais les savants ultérieurs étaient trop occupés à se lire entre eux pour lire les anciens et ils décidèrent que Colomb se trompait. D'un côté ils l'appelaient Le Grand Navigateur Génie de la Découverte et inversement ils le qualifiaient d'idiot et d'ignorant qui ne savait pas où il était, transformant tout cela en une énorme insanité.

  Colomb ne pouvait imaginer que non seulement ils ne lisaient pas les anciens mais qu'en plus ils ne liraient pas sa lettre, qui est avant tout une confession, et ceux qui la lurent plus tard ne purent ni l'accepter ni la comprendre.

  Le paragraphe en question montre que Colomb savait où il allait et qu'il ne s'est pas trompé. Il arriva à l'endroit qu'il s'était proposé d'atteindre, pas en Inde ni au Japon, mais aux " Indes Orientales " baptisées ensuite " Amérique ", à la recherche des richesses du Cipan de Marco Polo et de l'or de la Catigara de Ptolémée. Les cartes dessinées par son frère Bartolomé Colomb en 1503-1505 nous en donnent la confirmation, cartes qui s'avèrent aussi impossible pour l'époque, avec l'Isthme de Panama et les côtes américaines du Pacifique où il place Catigara. Cela prouve que Bartolomé Colomb plaça volontairement Catigara sur les côtes occidentales des Indes Orientales et qu'il ne commit pas d'erreur comme le supposèrent ensuite les historiens. Cette carte lui montre qu'il doit chercher un détroit pour atteindre les richesses de Catigara, détroit que tous ont vainement cherché jusqu'à la prétendue découverte d'Hernando Magellan.

Croquis de Bartolomé Colomb de 1504/1505

 

  Le livre de Don Hernando Colomb, le deuxième fils de Christophe Colomb, contient les interprétations pertinentes des écrits des anciens réalisées par Christophe Colomb sur lesquels il affirme s'être basé pour parvenir à trouver les " Indes " et non " L'Inde ".

  Il réalise des interprétations de : Marin de Tyr, Claude Ptolémée, Strabon, Ctésias, Onescrite, Néarque, Pline l'Ancien, Alfragan, Aristote, Averroès, Sénèque, Soline, Marco Polo, Jean de Mandeville, Pierre d'Aliaco, Pablo Fisico ( Paul du Pozzo Toscanelli ), etc. Et les Indes au-delà du Ganges, les " Indes Orientales ", sont les mêmes que celles qui se trouvent à l'ouest de l'Europe et c'est pour cela qu'il les appelle " Indes Occidentales ". Je dis qu'il en a fait une interprétation pertinente puisque qu'elles l'ont mené jusqu'à son but, bien qu'ensuite il n'ait pas été compris.

  Il ne faut pas oublier que Colomb serait nommé par Décret Royal Vice-roi à vie de toutes les terres qu'il découvrirait, titre transmis à ses descendants. La couronne ne pensait absolument pas honorer ce décret, motif pour lequel ni le Roi d'Espagne ni l'histoire officielle ne reconnurent l'arrivée de l'Amiral sur le continent. Seule la découverte des Antilles fut admise. Les quatre financiers juifs convertis, Luis de Santangel, Juan Cabrero, Alonso de la Caballeria et Gabriel Sanchez, savaient que si cette promesse était honorée, l'Amiral deviendrait un Vice-roi plus puissant que la couronne d'Espagne et sa cour. Cette Vice-royauté serait peu fiable, surtout aux yeux de l'Inquisition.

  Mais une plume malicieuse nous a écrit l'histoire de l'engagement des bijoux de la reine Isabelle la Catholique pour financer l'expédition de Colomb. L'histoire n'épargne personne.

  « Colomb sera nommé Vice-roi à vie de toutes les terres qu'il découvrira et ce titre sera transmis à ses descendants ». C'est la raison pour laquelle Colomb revint vivant et enchaîné, il ne devait pas mourir car il fallait négocier avec lui l'héritage de son titre de Vice-roi, ce qui donna lieu après son décès à un procès avec ses descendants jusqu'en 1786.

  En 1992 lors d'une exposition intitulée " Vers l'Orient par l'Occident " réalisée en Colombie par l'artiste plasticien Luis Felipe Noé, un dossier fut édité dans lequel on pouvait voir un schéma expliquant comment fut réalisée la carte précolombienne de Martellus, qui inclut toute l'Amérique. Nous pouvons constater que la méthode employée est analogue à celle des trois cartes de 1440, 1448, 1470.

Carte publiée par l'artiste plasticien Felipe Noé

 

  Dans cette publication il fait une observation très pertinente : Si Colomb voyage vers les Indes en tant qu'Ambassadeur auprès du Grand Khan, pourquoi reçoit-il le titre de Vice-roi ?

  Nous avons déjà vu que Colomb connaissait l'existence du " Royaume de Saba ", confirmant ainsi qu'il connaissait aussi l'existence de la " Terre des Juifs Rouges ". Autre preuve irréfutable, alors qu'il avait lu les écrits de Marco Polo et qu'il était si désireux d'accéder aux richesses de Catigara et de Cipango, il ne sélectionna aucun compagnon asiatique ou avec des connaissances en chinois, japonais, mongol, tartare ou tout autre langue asiatique afin de pouvoir communiquer sur les terres du Grand Khan, chez qui il se rendait soi-disant en tant qu'ambassadeur. L'argument selon lequel il n'y avait pas d'asiatiques en Europe à cette époque est stupide et entièrement faux. Au contraire, il demanda à la Reine les prisonniers qui se trouvaient dans les cachots des châteaux, Juifs et Maures condamnés à mort qui refusaient de se convertir ou d'émigrer, sûrement pour utiliser leurs connaissances en hébreu, arabe, araméen etc. Mais l'histoire dit que ces prisonniers étaient des voleurs et des assassins.

  Dans une lettre, encore conservée, que l'Amiral envoya à son financier Luis de Santangel, il parle des marins Luis Torres, juif converti, et de Rodrigo de Jerez qui marchèrent pendant trois jours en rencontrant beaucoup de peuples et à leur retour, ils informèrent Colomb que leur connaissance de l'hébreu, de l'araméen et de l'arabe ne leur avait été d'aucune utilité pour communiquer avec les indigènes. En ce qui concerne Colomb lui-même, de nombreux auteurs affirment son origine juive, citons parmi eux S. De Madariaga, B. Graiver, S. Wiesenthal, J. Wassermann et d'autres encore.

  La Couronne d'Espagne octroya à l'Amiral un décret qu'elle n'était pas disposée à honorer et l'Amiral donna à la Couronne d'Espagne de faux éléments pour parvenir à son but. Et à partir de ce concours de mensonges s'est écrite l'histoire officielle que nous admettons aujourd'hui.

  Colomb savait que Marin de Tyr connaissait les 240° et qu'il lui manquait 120° pour compléter la sphère terrestre.

  Cet espace se trouve dans le Signus Magnus en incluant les Indes Orientales ( l'Amérique ) et il correspond aux 120° qui manquaient à Marin de Tyr et aux 180° qui manquaient à Ptolémée pour compléter la sphère terrestre.

  C'est dans cet espace que Marco Polo place Cipango et où d'autres auteurs placent Ophir, Tharsis, Thulé, Ostrumides, Hespérides, Séphora, et beaucoup d'autres îles et terres mystérieuses.

  Il faut se rappeler que beaucoup plus près en Europe, où l'on pouvait se rendre par voie terrestre, la péninsule nordique était considérée et apparaissait sur les cartes comme une île. Il est évident qu'aucun marin n'a pu en faire le tour et rapporter aux géographes de telles données. Ces derniers considéraient ainsi cette région car elle était peu connue. (  Voir la carte Pertotum Circulum ).

  Ainsi il n'y a rien d'étonnant à ce que ce procédé ait été repris et utilisé avec des régions lointaines et mal connues, régions qui faisaient partie d'un vaste continent ignoré comme tel, ou dont les distorsions dissimulaient l'existence afin d'empêcher que d'autres n'aillent à la recherche de ses richesses.

 


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A propos de l'auteur
Enrique García Barthe

 


Cet article est publié sur ce site avec l'accord de l'auteur.
Vous pouvez retrouver la version originale en espagnol et sa traduction anglaise sur le site de l'auteur :
http://www.enriquegarciabarthe.com.ar/     


 

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