Mise à jour le 29/03/06
                  

MONDIALISATION PRÉHISTORIQUE

Les cartes qui changent l'histoire...

 

Recherches de  Enrique García BARTHE  
Email de l'auteur :   egbartheyahoo.com.ar

Traduction de Sylvie MOLERO

 



Communication présentée lors du IVème congrès argentin des américanistes
qui s'est tenu du 4 au 5 octobre 2001 à l'université d'El Salvador de Buenos Aires, Argentine.


Une même cartographie, avant et après Colomb

 

  Il est remarquable que la ville de " Troya " soit parfaitement située sur ces cartes, ville mythique que l'on croyait inventée par Homère et qui fut découverte par Heinrich Schliemann en 1868.

  On ignorait l'existence de la ville monumentale de " Petra " qui se trouvait isolée à l'époque de ces cartes et qui fut découverte en 1812, des siècles après leur réalisation.

  On trouve également la ville biblique de " Sodome " à sa place sur la rive sud-est de la Mer Morte. En 1924, les ruines d'une cité appelée Bab Edh Dhra furent découvertes, et récemment, dans la même région, les ruines d'une autre cité appelée Numeira furent découvertes ( et fouillées en 1975 ). Mais selon des études et des datations effectuées dernièrement, il pourrait s'agir des villes bibliques de Sodome et Gomorrhe ( sous réserve de confirmation ).

  Nous pouvons lire la légende " Dy Arch Noe in Armenia auf dem perg Ararat " qui signifie " le Mont Perse Ararat où se trouve l'Arche de Noé ", accompagnée d'une illustration représentant un bateau dans les montagnes.

Carte Pertolum Circulum 1440,
zone Europe et Sibérie.

 

  Il serait très important de rechercher la véritable origine de ces cartes qui révèlent un savoir toponymique très ancien alors que l'on constate l'absence de références toponymiques relatives à des lieux parfaitement connus et considérés comme très importants à l'époque de leur réalisation. Ceci démontre que ces cartes procèdent d'une géographie ou de cartes beaucoup plus anciennes, comme dans le cas des cartes de Ptolémée qui furent réalisées au XIIIe siècle et dont la géographie est plus ancienne.

  On trouve certainement sur ces cartes des données relatives à des lieux anciens qui sont encore inconnus.

  La découverte de l'Amérique sur ces cartes nous apporte une seule et grande réponse : l'Histoire officielle comprend d'énormes erreurs et soulève une avalanche de questions dont la plupart n'ont pas encore de réponse, ce qui nous laisse de larges perspectives de recherche.

  Face à cette situation, nous devons amorcer une profonde et sérieuse remise en question de l'histoire et de l'archéologie, en prenant en considération le diffusionnisme, largement et depuis si longtemps attaqué et nié, parfois par erreur, par ignorance et souvent par malhonnêteté, comme seul moyen d'arriver à la connaissance de la " VERITABLE HISTOIRE UNIVERSELLE ".

  Il ne fait aucun doute que ces cartes nécessitent une étude beaucoup plus approfondie, au sujet notamment de leur toponymie, car elle ne concorde pas avec celle de Ptolémée. Par contre elle correspond à la réalité dans les exemples mentionnés.

  Une mystérieuse Confrérie Allemande. Cette région ne correspond pas à l'Allemagne actuelle. Quand j'étudie des cartes anciennes, je ne peux pas oublier que les auteurs de certaines de ces cartes, qui eurent une influence prépondérante dans l'histoire avant Christophe Colomb, sont d'origine allemande, Martin Waldseemüller, Martin Behaim, Henricus Martellus Germanus, Donnus Nicolaus Germanus, Andreas Walsperger. J'inclue également les auteurs anonymes, de même origine, de la carte Nova Cosmographia de 1440 et de la carte de la Stiftsbibliothek de Zeitz de 1470. Toutes ces personnes appartenaient à l'Eglise ou en étaient proches à l'époque où se préparait le grand schisme dont souffrit l'Eglise pendant La Réforme de Martin Luther. Cette Réforme de l'Eglise aurait-elle influencé les connaissances utilisées par les allemands ?

  On ne peut s'empêcher de s'interroger sur la provenance et la transmission de ces mystérieuses et anciennes connaissances acquises par ces moines allemands, connaissances qui ne sont absolument pas d'origine ptoléméenne. Nous ignorons la nature des documents utilisés pour effectuer leurs travaux, des cartes ou une géographie quelconque, et on ne peut que se demander si ces documents ne seraient pas abandonnés sur les étagères de la bibliothèque d'un monastère, attendant que quelqu'un les dépoussière et les redécouvre afin qu'ils révèlent leurs secrets. Si ces allemands possédaient autant de connaissances en géographie, pourquoi n'ont-ils pas eux-mêmes découvert l'Amérique ? Nous ne le saurons probablement jamais.

  Dès l'antiquité, on connaissait quatre Indes : " l'Inde de l'Indo ", " l'Inde du Gange ", " l'Inde hors Gange " et " les Indes Orientales ". On croyait que ces dernières se trouvaient à l'extrême est de l'Asie, alors qu'il s'agissait de l'Amérique, et ce sont elles qui ont motivé les voyages de Christophe Colomb, même si par la suite ces Indes devinrent Occidentales, tant pour Colomb que pour tous les conquistadores, car il fallait naviguer vers l'ouest en partant de l'Europe.

  Ces Indes Orientales ( ou Méridionales ) apparaissent sur toutes les cartes antiques comme une extension sud de la Chine et sont appelées " La Queue du Dragon " : dès la carte d'Eratosthène du IIIème siècle avant J.C., Pomponio Mela et Ptolémée au Ier siècle de notre ère, Martellus, Nicolas Germanus et jusqu'au globe de Martin Behaim en 1492. A partir de cette date la cartographie devient confuse. Après la découverte de l'Amérique, les nouvelles cartes font apparaître deux Amériques : " Les Indes Orientales " accolées à l'Asie et reproduites sous le nom de " Mondo Novo " alors qu'en réalité il s'agit de la même région reproduite comme s'il s'agissait de lieux différents.

Nous en voyons quelques exemples sur les cartes de :

          

1502 - Cantino - Nicolas Caneiro
1506 - Martin Waldssemüller
1515 - Schoner
1520 - Pedro Apiano
1522 - Lorenzo Frisio
1532 - Sebastian Munster

  Puis cette dualité disparaît en 1526 quand les géographes réalisent leur erreur et reviennent à la cartographie précolombienne traditionnelle, en séparant progressivement les Indes Orientales de l'Asie et en remplaçant leur nom par Amérique.

Nous pouvons le constater sur les cartes suivantes :

          

1526 - Oroncio Fineo - F. Melinas
1528 - F. Melinas
1533 - Gotha - Schoner
1542 - C. Vopelius
1554 - Lopo Homen
1562 - G. Gastaldi
1570 - F. Basso

( Dans cette liste nous avons seulement sélectionné quelques unes des cartes les plus représentatives ).

  Bien que ce modèle cartographique soit parvenu jusqu'à nos jours, nous perpétuons le concept périmé d'un Mondo Novo indépendant des Indes Orientales, mystification qui en pratique disparut une quarantaine d'années après Christophe Colomb. Mais l'impact et la vaste publicité de l'époque sur la découverte, puis les énormes intérêts en jeux, nous laissèrent une cartographie réelle et un concept erroné qui consiste à considérer la découverte comme une simple et triste conquête de terres connues dès l'antiquité.

Comparer les trois cartes suivantes sur ce thème :

N°1 : Carte de Zeitz de 1470, l'Amérique est accolée à l'Asie
N°2 : Carte de Sébastien Munster de 1532, l'Amérique figure deux fois
N°3 : Carte de Johannes Schöner de 1533, l'Amérique est accolée à l'Asie

La carte N°1, antérieure à Colomb et la carte N°3, postérieure à Colomb,
appartiennent à la même cartographie.

 

  Nous avons sur ces trois cartes un exemple de l'évolution de la cartographie entre l'époque précolombienne et notre époque.

  Sur la carte n°1 de Zeitz datant de 1470, on peut voir comment les Indes Orientales ( l'Amérique ) encore unies à l'Asie commencent pourtant à s'en séparer.

  Cette situation a perduré jusqu'à la soi-disant découverte de l'Amérique, baptisée ainsi par Martin Waldseemüller sur sa carte de 1506. Mais dès l'année 1492, on voit les Indes Orientales ou " Queue du Dragon " d'un coté et le Mondo Novo apparaître de l'autre coté, alors qu'il s'agit de la même chose, et cette confusion persiste une quarantaine d'années pendant lesquelles on voit deux Amériques sur les cartes, comme sur la carte mentionnée précédemment ou sur la carte N°2 de Sébastien Munster en 1532, vingt-six ans après la carte de Waldseemüller.

  Mais au bout de quarante ans les géographes voient cette dualité et reprennent la cartographie traditionnelle précolombienne, comme sur la carte N°3 de Johanes Schöner en 1533, où l'on voit clairement l'Amérique unie à l'Asie. La séparation se fera de manière graduelle jusqu'à la découverte du Détroit de Béring, modalité qui perdurera jusqu'à nos jours.

  Si nous éliminons la carte N°2 de Sébastien Munster de cette série de cartes, nous constatons que la carte N°1 de Zeitz de 1470 et la carte N°3 de Johanes Schöner de 1533 présentent la même organisation cartographique, les Indes Orientales, c'est-à-dire l'Amérique, sont accolées à l'Asie.

  En effaçant l'ancienne " Queue de Dragon " avec son histoire, sa toponymie et ses légendes, auxquelles ils restèrent attachés, il fallut la resituer sur un continent mythique disparu et la remplacer par une nouvelle queue de Dragon baptisée Amérique, sans toponymie, sans histoire et sans légendes anciennes.

  Ces quarante années de dualité sur les cartes créèrent une confusion qui empêcha de voir la réalité d'une continuité cartographique. Cette situation s'étendit sur plusieurs siècles, de Colomb jusqu'à nos jours, et causa un grand préjudice à la science.

  On démontre ainsi que l'Amérique a toujours existé sur les cartes, sous le nom d'Indes Orientales, et qu'elle était connue et fréquentée dès la plus haute antiquité.

  Alors qu'en 1502 Caneiro, Cantino et Vespucci purent apparemment réaliser des cartes comptant des milliers de kilomètres de côtes qui n'avaient pas encore été explorées à cette époque, vu qu'ils avaient à peine effectué leurs premiers voyages dans les Caraïbes, que s'est-il passé ensuite ? La cartographie n'a pas ou peu évolué. Il suffit de regarder les cartes datant de plus d'une centaine d'années après la soi-disant découverte de l'Amérique et nous voyons les Caraïbes, les Antilles et même la Floride rectifiées. Et le reste ? Il semblerait que les géographes de l'époque aient été en panne d'inspiration et parmi les nombreux exemples, nous allons en voir cinq :

           

1542 - Caspar Vopelius
1556 - Hieronymo Girava
1562 - Giacomo Gastaldi
1571 - Francisco Basso
1574 - Guillo Sanuto

  Bien que leur toponymie soit plus riche, d'un point de vue cartographique elles ne dépassent ni même n'égalent la perfection de Vespucci, de la vignette de la carte de Waldseemüller. On peut voir sur ces cartes bien postérieures à l'époque précolombienne, que l'Amérique du Nord est reliée à l'Asie, alors que l'Amérique du sud apparaît comme une extension de la Chine vers le sud. Les cartes ont simplement été faites sur le même modèle que les cartes précolombiennes avec pour seule différence l'apparition du mot " AMERIQUE ", ce qui confirme l'existence d'une " Mondialisation Préhistorique ".

  Il faut se souvenir que dans l'antiquité, l'exécution des cartes ne pouvait se faire qu'à partir des données rassemblées par les navigateurs. La présence de cartes antérieures à Christophe Colomb prouve l'existence d'anciens marins qui parcouraient le monde, rassemblant les données permettant d'établir ces mêmes cartes qui furent utilisées pour réaliser et compléter les cartes à l'époque de la conquête, en y plaçant des terres inconnues et inexplorées, souvent de manière erronée en raison de l'ignorance de ces lieux et probablement aussi à des erreurs d'interprétation lors de la copie.

  Bien évidemment le fait de réunir les fragments de cartes ( cartes partielles ) des différents navigateurs, les identifier, les ramener à la même échelle, les réunir et les ordonner comme s'il s'agissait d'un puzzle constituait une tâche très délicate à l'époque où la cartographie en était à ses débuts, puisque l'on considère que cette dernière commence avec Mercator ( Gérard Kremer 1512-1594 ) qui établit la différence entre " un Géographe et un Cartographe ".

 


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A propos de l'auteur
Enrique García Barthe

 


Cet article est publié sur ce site avec l'accord de l'auteur.
Vous pouvez retrouver la version originale en espagnol et sa traduction anglaise sur le site de l'auteur :
http://www.enriquegarciabarthe.com.ar/     


 

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